L’UNITE PROVINCIALE DE LUTTE CONTRE LE PALUDISME
DU NORD OUEST
Grâce aux ressources de l’Etat, aux fonds PPTE, aux Fonds Mondial et les contributions des autres partenaires multilatéraux et à la participation des autorités, leaders d’opinion, du secteur privé et de la société civile, la province du nord ouest a connu une réelle avancer dans la promotion de la lutte contre le paludisme. En trois ans d’efforts soutenus des résultats probants ont été obtenus dans les domaines de la surveillance épidémiologique, de la prévention et du renforcement des capacités des professionnels de la santé.
Un cadre juridique et institutionnel
Afin de mettre en pratique ses engagements pris en 1997 traduite par son adhésion à « l’initiative faire reculer le paludisme » et la ratification de la déclaration d’Abuja, le gouvernement par le ministre de la santé publique réorganise le cadre institutionnel de la lutte contre le paludisme au cameroun. Un programme Vertical et National de lutte contre le paludisme est mis en place avec un comité national roll back malaria et un groupe technique central en charge de la coordination de la mise en œuvre du programme.
La décision ministérielle précise que « la lutte opérationnelle contre le paludisme s’intègre dans les activités des structures sanitaires décentralisées et des formations sanitaires publiques et privées existant dans le secteur de la santé » toutes fois, des Unités techniques décentralisées sont créées au près des dix délégations provinciales de la santé publique pour coordonner la mise en œuvre des activités planifiées au niveau des districts de santé. Ainsi le 15 Janvier 2003 une décision ministérielle nomme les premiers responsables des Unités et la coordination des activités de lutte contre le paludisme prend corps sur l’ensemble du territoire national en général et dans la province du nord ouest en particulier.
Sa mission
L’unité provinciale de lutte contre le paludisme du nord ouest (UPLP NW) a pour mission de coordonner, de suivre et d’évaluer la mise en œuvre de la lutte contre le paludisme. A ce titre elle est chargée d’appuyer les districts, de coordonner l’activité intersectorielle de lutte contre le paludisme, de gérer les financements alloués à la lutte contre le paludisme au niveau provinciale et de préparer les rapports d’activités.
A travers UPLP NW, le programme national mène un combat de proximité contre le paludisme au niveau le plus périphérique de la pyramide sanitaire.
Ses forces
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Le leadership des autorités provinciales accompagne la mise en oeuvre et l’atteinte des objectifs PPTE et du GF |
Les activités menées depuis trois ans pour réduire le poids du paludisme sont mesurables. La collecte des données épidémiologiques et le suivi des ressources investies pour la prévention et la prise en charge fait l’objet d’un reporting régulier malgré le taux de complétude pas encore optimal.
Depuis 2004 la morbidité spécifique liée au paludisme est de 35.5% dans la population générale, 52.8% Chez les moins de cinq 35.8% chez les femmes enceintes.
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S.Remy agé de 9 mois soigné pour paludisme compliqué |
Ses résultats obtenus
En matière de prévention 45 000 moustiquaires imprégnées d’insecticide (MII) ont été distribuées gratuitement aux enfants de moins de cinq ans dans toutes plus de 80% des écoles maternelles de la province et aux femmes
enceintes. Une enquête de base menée par le PNLP en 2004 montre que le taux d’utilisation de la moustiquaire imprégnée est en hausse. De moins de 1% en 2004 il était de 16% pour les enfants de moins de cinq
ans et 28.5% pour les femmes enceintes.
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Dr S. Isaac de l'hôpital Provincial de Bamenda expliquant la prise de la SP à une femme enceinte |
Le traitement préventif Intermittent à la sulfadoxin-Pyrimethamine (SP) est passé de 38% de couverture des FE en 2005 à 70% au 30 septembre 2006 grâce à la politique de TPI gratuite à la SP subventionné par l’Etat.
Plus de 1000 imprégnateurs communautaires ont été formé aux techniques d’imprégnation des moustiquaires et 179 unités d’imprégnations communautaires créées et équipées afin de rapprocher les services des usagers.
Les partenaires sociaux de lutte
La communauté est pleinement impliquée dans la lutte par le biais de 176 associations dans les aires de santé, 14 au district et une ONG au niveau provinciale. Ces associations éduquent les populations à l’hygiène de leur milieu de vie, à l’utilisation correcte des moustiquaires imprégnées, au monitoring et suivi de la prise en charge précoce et correcte de la fièvre à domicile.
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Une réunion avec les ONGs à Bamenda |
Son personnel sur le terrain
51 membres des équipes cadres de district et 285 consultants médecins et infirmiers, tous personnels multidisciplinaires, ont été formés à la nouvelle approche de prise en charge du paludisme simple et compliqué. La province dispose désormais d’un personnel de santé à la hauteur de la tâche, doublé d’une communauté plus alerte pour faire reculer le paludisme

